Papier du site Alawrak sur la Fête de l'Humanité

Il va sans dire que la liberté de presse est corrélative à la vérité. Dire et écrire la vérité  relèvent de la responsab...
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Il va sans dire que la liberté de presse est corrélative à la vérité. Dire et écrire la vérité  relèvent de la responsabilité  du journaliste. Autrement dit, la crédibilité du travail journalistique dans ce qu’on appelle l’éthique de la vérité qui doit à son tour régir la relation entre la presse et l’opinion publique. Au sein de cette  relation , le journaliste se positionne entant que médiateur, susceptible de rapporter les faits tels qu’ils se produisent dans le réalité. C’est cette éthique qui préserve l’autonomie de la presse par rapport au pouvoir et d’autres entités politiques, notamment les partis politiques.

De se fait, la presse doit exercer sa fonction de contre pouvoir  pour contribuer à dénoncer tout ce qui pourrait nuire à cette vérité. Mais la question qui se pose est la suivante : Est-ce que le pouvoir politique est prêt à accepter cette réalité dont l’enjeu est la vérité ? Cette question trouve sa légitimité dans l’autre articulation de la liberté de presse avec le politique. D’où la nessecité  de la démocratie en vue  d’entretenir le droit  avec tout ce que comporte cette notion.

Force est de constater que le pouvoir politique au Maroc n’est pas prêt à s’ouvrir sur la critique, ni même prêt à accepter que la liberté de presse et d’expression  sont des conditions cine quanone  pour le développement démocratique. La liquidation de journaux indépendants comme Le journal Hebdo, Demain, l’emprisonnement de journalistes, tels que   Omar Radi,  Soulaymane Rissouni, l’incarcération de personnes ayant exprimé leurs opinions à travers les réseaux sociaux, notamment  Saida El Alami, Noureddine El Ouaj  et la condamnation des leaders du Hirak du Rif et d’autres mouvements sociaux , attestent de la sensibilité du pouvoir envers la contestation et la critique.

Aujoud’hui nous invitons deux journalistes et un activiste des Droits Humains pour débattre de la situation de la liberté de presse dans le  champ médiatique marocain  . Il s’agit de Hajar Rissouni, Omar Brouksy et Said Amrani.Hajar Rissouni est journaliste. Elle  fut l’objet d’harcèlement de la part du pouvoir politique.Elle a été obligée de s’exiler en France, enquête de liberté. Omar  Brouksy est professeur universitaire au Maroc. Il faisait partie du groupes de journalistes au Journal Hebdo. Omar Brouksy était aussi correspondant de  L’AFP au Maroc. Il a également fait l’objet d’harcèlement  lors de la couverture de manifestation à Rabat. Said Laamrani  était militant au sein de L’UNEM,L’Union Nationale des Etudiants  du Maroc. Exilé en Belgique.Son soutien au Hirak du Rif est remarquable.

Ouvrir le débat sur le champ médiatique et la liberté  de presse est pour nous dans le site Al awrak fait partie de notre engagement , car nous sommes convaincus que seule la liberté balise le chemin vers la vérité, lequel chemin paye cher. Socrate en est témoin.